Les huiles grasses révèlent des mixages fusionnels ou côte à côte. Elles sont parfois comme un interrupteur électrique, donnant la lumière ou les ténèbres.
Lignes Malévitch ou labours Soulages, plutôt que de chercher une identité je révèle mes mémoires.
Coulures : tenir en main une toile, après l’avoir regardée bien longtemps et vouloir, vouloir faire couler de la peinture comme du sang pour donner vie. C’est une danse lente faite de gestes amples et rythmés  au flux de la couleur selon la pente.
Les Atomaires c’est un secret ! Les Nappes atomaires, des macules de peinture, mes palettes en quelques sortes. Je vous le jure, il n’a aucun trait volontaire. Etre artiste, c’est aussi décider de ce que l’on montre et de cadrer un regard.
J’ai peins au sol des surfaces de bois et tiré l’acrylique à grand coup de tasseaux de toiture. Coquelicots ou Losange en sont un exemple.
C’est curieux de faire des allers et retours de l’acrylique à l’huile. Passer du pot au tube. Oui, parce que pour moi, l’acrylique n’est pas en tube, je sais que cela existe, mais j’ai besoin, comme un cuisinier regarde couler son sucre du petit perlé au petit boulé , de voir filer la couleur du pinceau.