Le figuratif associé à l’abstrait, c’est un peu corps et âme.
Je ne sais pas si c’est l’abstrait qui me conduit au corps ou au contraire si un visage appelle un univers qui est le mien. Il est parfois des êtres qui prennent place dans le décor. De toute évidence, ces billes rondes des yeux, imposent la trajectoire d’une création. J’ai lutté pour que La rêveuse ne soit pas triste mais c’est erreur de penser que la tristesse est obligatoirement souffrance. La rêveuse, c’est le rêve de l’expérience passée et du futur. La nostalgie du futur, du bonheur qui l’attend.
Une toile a été intentionnellement peinte pour être exposée ici, c’est La fille du hangar. Inspirée d’une usine fermée, une fonderie où il reste des fours, d’immenses tubes articulés, des mécanismes, mais déshabillée de ses atours.
Modèle à été griffonnée au stylo sur une feuille de papier A4, coloré à l’huile et marouflé sur toile.
Sans mentir, Café-Théâtre est une projection à distance de peinture, j’y ai seulement ajouté le dossier de la chaise, le pied de la table, les verres et la bouteille. Le principal !
Derrière la porte, est inspiré de Basquiat par le fait seulement qu’il écrit des mots sur ses toiles. Derrière une porte au delà des mots, quels mots, qui est devant qui est derrière ? L’intérêt de l’abstrait figuratif en peinture, c’est que personne ne vous reprochera de ne pas comprendre quand cela n’a pas de sens, si cela est simplement poétique.